2185 suffrages 2180 exprimés 20 pour la privatisation de la poste 2160 contre la privatisation de la poste
Continuons le combat et exigeons un référendum !
Total ne sait plus quoi faire pour se rendre détestable des Français. Après l’annonce de ses profits record, le licenciement de 300 de ses salariés est proprement honteux.
Aucune justification n’est recevable. La compagnie fait preuve d’un manque Total de solidarité et de civisme dans cette période de crise. Faut-il rappeler à son Président que sa compagnie doit aussi son succès à ses salariés, aux Français et aux pouvoirs publics qui lui ont permis de rayonner dans le monde.
La moindre des choses est de leur renvoyer l’ascenseur. Le cynisme qu’affichent certains grands groupes ultra bénéficiaires dans cette crise conforte notre proposition de les obliger à payer le prix fort pour ces licenciements de pure commodité.

Pratiquer la vie politique, se présenter à une élection, rendre des comptes en tant qu’élus ; tout cela nécessite de convaincre, de discuter, de concerter.
La sarkozie n’a rien à voir avec cela. Là où il faudrait tenter de convaincre, elle manipule, la communication prend le pas sur la pédagogie, le monologue sur la discussion. Depuis deux ans et demie, nous avons davantage l’impression de vivre au sein d’une vaste entreprise politique au service d’un homme, pour entretenir son image, servir ses intérêts et assurer son maintien. Force est de constater que si l’entreprise est relativement efficace (au regard de la résonnance qu’elle provoque dans les médias et de l’espace qu’elle occupe dans la vie politique), les résultats ne sont pas foncièrement au rendez-vous. C’est heureux.
Reste que personne, et surtout pas les français, n’a d’intérêt à voir le débat politique ramené à ce niveau et la question de la gestion de l’intérêt général capturé par un petit groupe qui ne rend compte qu’au travers de campagnes de communication savamment orchestrées.
La réforme des collectivités locales est un projet sarkozien qui va marquer le paysage institutionnel de la France pour des années. En concentrant les pouvoirs et les moyens dans les mains de l’Etat, la réforme est une régression considérable alors que la décentralisation s’était imposée dans les pratiques et les esprits depuis bientôt 30 ans. Quel argument M. Sarkozy avance-t-il pour justifier sa grande réforme : "il y a trop d’élus", ils coûtent trop chers, on va en réduire le nombre. Argument stupide (les indemnités des élus représentent 0,22% du budget du conseil général de l’Isère !) et simpliste qui a évidemment pour objet de réveiller chez certains le mépris qu’ils ont vis à vis des élus. Ce qu’on appelle "l’antiparlementarisme" a de beaux jours devant lui. Même chose, mêmes effets lorsqu’il s’agit de "supprimer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite".
Le débat sur l’identité nationale est un autre exemple de manipulation de l’opinion. Il a conduit à laisser sortir et pire, à légitimer les expressions de xénophobie les plus écoeurantes. Le racisme a trouvé un lieu d’expression alors qu’il est un délit ! Mais l’objectif n’était-il pas ailleurs ? celui sans doute de serrer les rangs d’une droite qui commençaient à s’éparpiller. Là aussi échec. C’est heureux.
Manipulation toujours dans les postures sarkozystes, lorsque les questions posées au président se heurtent systématiquement à des murs de rhétoriques, des avalanches de portes ouvertes et un jeu d’acteur hors pair.
M. Sarkozy nous regarde-t-il comme des citoyens ? Je ne le crois pas. Reste à chacun de nous la responsabilité d’agir en citoyen actif et le devoir de regarder le président de la République comme un homme d’Etat, ce que d’évidence il n’est pas.